Cinq questions posées à Patrick le 31 mai 2007 avant d'aller charmer les Québécoises sur la scène du Théâtre St-Denis le 09 juin 2007. Propos recueillis par Véronique Baudet pour "Entrevues".
Est-ce que votre nouvelle vie de famille vous oblige à être plus sélectif face aux projets qui tombent sur votre table?
C'est certain qu'on devient plus sélectif. Le temps que l'on passe en studio ou sur les scènes, c'est du temps précieux où l'on est éloigné de ses enfants. Délicatement, j'ai appris à dire NON, ce qui était inexistant de mon vocabulaire.
Avec ce retour sur la scène, est-ce que vous êtes animé par d'autres projets ?
Je vais jouer dans un film qui s'appelle Un Secret de Claude Miller. Ce film évoque le lourd secret de famille et l'histoire d'une passion à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s'invente un frère et imagine le passé de ses parents. Le jour de ses 15 ans, une amie de la famille révèle au jeune François une vérité bouleversante, mais qui lui permet de se construire. C'est une histoire d'après-guerre.
Quel est le plus grand défi de Patrick Bruel ?
C'est de devenir lentement ce que je suis. Prendre le temps nécessaire pour arriver à être en totale harmonie avec moi-même. Je le dis sans prétention, mais, un autre défi est d'être excellent. Etre excellent quand on se retrouve sur la scène, sur un plateau, ou assis à une table de poker. Et pour arriver à toujours exceller, il n'y a qu'une seule potion, c'est le travail acharné. Comme Jacques Brel l'a maintes fois répété, 90% du talent, c'est l'envie d'exceller dans ce que l'on fait.
On rapporte que vous êtes un homme qui a l'environnement à coeur. J'imagine que vous êtes préoccupé par la question des changements climatiques ?
Je suis préoccupé juste à la pensée de la sorte d'existence qu'auront mes petits enfants lorsqu'ils seront âgés de 30 à 40 ans. Les ressources naturelles manqueront. Présentement, on croit que l'eau est une ressource inépuisable mais le portrait risque d'être différent dans 50 ans. Depuis quelques années, j'ai modifié mes habitudes de vie. Je ne laisse plus couler l'eau inutilement quand je me rase. Mon épouse est souvent dans mon dos pour me le rappeller.
Où trouvez-vous votre inspiration quand vient le moment de pondre des textes ou de préparer une tournée ?
Jacques Brel sera toujours mon inspiration. J'avais cinq ans quand j'ai entendu Amsterdam pour la première fois et j'ai été blouleversé par l'énergie et la passion de cet homme. Barbara et Geroges Brassens ont aussi eu une grande influence sur ma carrière. |